Des chercheurs de la Faculté de médecine, dirigés par Robert Tanguay, ont réussi à prolonger du tiers la durée de vie de drosophiles. Cette prodigieuse extension de longévité serait attribuable à une seule molécule, la Hsp22. Grâce à la surexpression de cette protéine, les drosophiles, qui vivent normalement 60 jours, ont survécu jusqu’à l’âge de 80 jours. De plus, les drosophiles n’ont pas passé ces 20 journées supplémentaires de vie alitées et souffreteuses, à attendre leur dernière heure. Au contraire, la surexpression de la protéine a permis le maintien de l’activité locomotrice au-delà de ce qui est normalement attendu de la drosophile moyenne, tout en augmentant la résistance de ces insectes aux stress oxydatifs et aux stress thermiques. Geneviève Morrow, Mélanie Samson, Sébastien Michaud et Robert Tanguay rapportent comment ils s’y sont pris pour arriver à ce prolongement spectaculaire de longévité dans le numéro de mars du FASEB Journal (Federation of American Societies for Experimental Biology).
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